En plus d´avoir l´un des noms de groupes les plus difficile à porter du monde, les Supreme Dicks jouent un folk mélancolique et empoisonné qui pourrait faire fuire plus d´une oreille frileuse.

En effet le chant rachitique flirte sans cesse avec le faux, les guitares et la batterie font encore plus pitié que les types qui pêchent dans la Deûle, et l´ingénieur du son avait visiblement oublié d´acheter des piles neuves pour le magnéto Fisher Price du studio.

Bref à première vue celà sent le carnage, et à la première écoute celà se confirme : c´est l´apocalypse, sauf que c´est une très très belle apocalypse, engourdie, étourdissante et émouvante. Si Edgard Allan Poe avait joué de la guitare en sirotant de la mauvaise bière sur un parking de Brooklyn, il aurait fait du Supreme Dicks...